Présentation
Latitude 21 entend contribuer à la définition de stratégies et à la mise en oeuvre coordonnée de projets en matière de coopération au développement.
Défis nombreux, complexes et planétaires |
Des réponses nouvelles doivent être apportées aux défis actuels de la coopération au développement. En se dotant d'une loi sur l'aide humanitaire et la coopération au développement, les Neuchâtelois ne s'y sont pas trompés. Ils ont voulu, dans ce domaine, que leur canton innove: tous les quatre ans, le législatif cantonal devra débattre de la question et l'Etat négocier un mandat de prestations avec des partenaires ciblés et coordonnés. |
Action et sensibilisation |
C'est Latitude 21 qui a été chargée de réunir ces partenaires. Comme d'autres fédérations cantonales, elle doit les aider à mettre en oeuvre des projets de qualité financés par des pouvoirs publics et par des dons privés. |
Contexte neuchâtelois
en matière de coopération au développement
Le paysage des ONG neuchâteloises est très varié. On dénombre actuellement vingt-deux organisations oeuvrant dans le domaine de la solidarité internationale. Cinq d'entre elles sont dotées d'une structure professionnelle et emploient neuf salariés dans le canton. Les autres travaillent avec des bénévoles au niveau suisse et parfois des salariés dans les pays d'intervention.
Ces organisations sont présentes dans plus de vingt-quatre pays et sur les cinq continents.
Les domaines d'intervention couvrent tous les champs du développement : santé, éducation, développement rural, promotion économique et tourisme, promotion de la paix... Les ONG neuchâteloises regroupent au total un millier de membres.
L'aide publique au développement
Le canton
En mars 2008, le canton de Neuchâtel s'est doté d'une loi pour réglementer et officialiser son engagement dans le domaine de la coopération au développement et l'aide humanitaire. La plupart des membres du Conseil de Latitude 21 ont participé activement à l'élaboration de cette loi, qui a été acceptée par 105 voix sans opposition par le Grand Conseil après un débat nourri. A la suite de Genève, du Tessin et de Zoug, Neuchâtel a été le quatrième canton suisse à adopter une législation en la matière.
Jusqu'alors et malgré l'absence de cadre légal strict, le canton de Neuchâtel accordait depuis 1957 un soutien financier à la coopération au développement. La compétence de l'attribution de ces fonds était déléguée au comité de Notre Jeûne Fédéral qui les redistribuait à plus de 90% à quatre oeuvres d'entraide suisses: Action de Carême, Helvetas, Pain pour le Prochain et Swissaid. En 2007, cette contribution s'est élevée à 243'000 francs suisses.
Les communes
Une enquête réalisée par l'ancienne Fédération neuchâteloise de coopération (FéNeCo) auprès des 62 communes du canton a mis en lumière la répartition des contributions financières de ces dernières dans le domaine de la coopération au développement. Dix-neuf communes du canton ont financé en 2006 des projets de solidarité internationale pour un total de CHF 156'750.
Ces communes soutiennent à 90% des organisations suisses présentes ou non dans le canton, les 10% restant sont alloués directement à des projets au Sud. Deux jumelages avec des communes du Sud complètent ces contributions.